Le vendredi 5 juin, les classes de MS et GS avaient rendez-vous au Cinéma Le Studio pour visionner le long métrage de 67 minutes « Katia et le Crocodile ».


Il s’agit d’un conte dans la ville de Prague (République Tchèque) tourné il y a soixante ans. Le générique nous plonge d’emblée dans l’ atmosphère de l’enfance. Il sort des règles du genre puisque contrairement à de nombreux génériques qui contribuent à installer le spectateur dans l’ambiance qui sera celle du film, celui-ci est trompeur car s’il nous montre des dessins ; le film n’est, quant à lui, pas un dessin animé ! Néanmoins, ce générique nous donne le ton car ces dessins annoncent le parti-pris du point de vue des enfants.


Les enfants dans le film sont libres d’agir, ils semblent vivre dans une ville sans danger et sans crainte. Ils prennent possession de la ville. Ils sont très souvent filmés en mouvement : ils courent, dévalent une rue, plongent dans la rivière, agissent en permanence. Cette impression de mouvement perpétuel, de dynamisme, donne au film une tonalité gaie et pleine de vie. Les adultes sont vus comme, maladroits (les pompiers) ou distraits (le grand-père) ou coléreux (la voisine, les parents) : ils perdent tous leurs repères. Chacun suit son idée fixe qui n’obéit à aucune logique. Le film tourne en dérision l’ordre établi et toutes les figures d’autorité. Les situations se suivent, les gags et les quiproquos s’enchaînent et donne au film sa dimension burlesque et loufoque.


Un crocodile dans une baignoire, puis coincé dans une gouttière, un vieillard sur le toit, des ballons qui remontent des marches, des vitres cassées qui se réparent toutes seules, des enfants très vifs, jamais à court d’initiatives, de vieux musiciens joyeux dans les rues de la ville, un ballon qui tourne indéfiniment très haut dans le ciel… La fantaisie, l’humour, le merveilleux, la poésie, l’insolite, donne à ce film de 1966 son originalité.

Le thème musical rythmé et mélodique (le violon) évoque des aventures exotiques. Un crocodile, un singe macaque, deux lapins angoras, un étourneau, une tortue, des souris blanches, toute une ménagerie échappée dans la ville et le spectateur assiste à l’émoi de tout un quartier. Nous suivons des personnages qui ressentent, tour à tour, de l’étonnement, de la tristesse, de l’inquiétude, de la colère, de la joie, de la peur, tandis que, nous, spectateurs en percevons d’autres… un véritable jeu d’émotions !

De retour en classe, chacun a pu s’exprimer au sujet du film et en dessiner un extrait.


